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COVID19 : les parents chassent leurs enfants LGBT du domicile

Malgré le confinement lié au COVID19 qui touche notre pays, la communauté LGBT+ est victime de violences et de discriminations.

Tout comme les détenus, les enfants, les migrants et les femmes, les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenre sont particulièrement exposées à des discriminations et à des violences en cette période d’épidémie, détaillent les Nations unies.

La Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, s’alarme ainsi de la précarité de la population LGBT :

Pour les personnes LGBTI, le domicile peut ne pas être un endroit sûr. Étant donné les restrictions et les mesures de confinement, nous devons nous assurer qu’elles aient accès à un refuge et à un soutien en cette période de crise du Covid-19.

Michelle Bachelet
Haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme

En France, La Fondation Le Refuge propose un hébergement temporaire et des solutions d’accompagnement aux personnes LGBT. Dès le début du confinement, il a dû agir rapidement. En cette période de crise, La Fondation Le Refuge reçoit de plus en plus d’appels de jeunes confinés au sein de familles homophobes, qui subissent des violences psychologiques et parfois physiques de parents ou de beaux parents.

Ils nous expliquent qu’avant le confinement ils allaient à l’école, au lycée, à la fac, voyaient des amis. Le fait d’être 24h/24 dans un environnement homophobe, c’est très éprouvant.

Nicolas Noguier
Président de La Fondation Le Refuge

Et, constat alarmant, des parents chassent quand même leurs enfants du domicile, même en période de confinement.

Une cellule de crise a été mise en place pour sécuriser les 273 jeunes hébergés dans le cadre de l’association, avec notamment des distributions d’aide alimentaire plusieurs fois par semaine.

Face à l’urgence sanitaire et son impact social et économique, l’ONU appelle les États à prendre en compte les vulnérabilités des personnes LGBT , incluant les personnes plus âgées et sans domicile fixe, pour être sûr que ces personnes LGBT soient entièrement prises en charge.

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Manon

Manon

Je suis rédactrice chez LGBT France :)

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